Avant que tu ne partes, tu me disais comme tu n’aimais pas être prise en photos et, plutôt que de m’en envoyer, tu me proposais de faire une petite vidéo.

Celle que j’ai découvert à la télévision il y a quelques jours m’a littéralement figé, comme si cette jeune femme c’était toi, et comme si son message c’était le tiens. 

Tu me manques Charlotte, tu me manques. Chaque jour qui passe t’efface un peu plus. Chaque jour qui passe t’éloigne encore de moi. Donne-moi de tes nouvelles, épargne-moi cette attente qui est si longue…

 

Il fait un peu frais, dans la maison. Car nous sommes à l’automne, peut-être en hiver, et dehors il fait froid. Je colle mon nez à la vitre pour regarder dehors, tenter de percer le ciel gris et l’humidité qui recouvre les choses.

 

Dans le salon à quelques mètres de moi, dans un large fauteuil à accoudoirs, mon père a les yeux dans le vide, dans le vague. Son regard impénétrable ne dit pas s’il songe ou s’il se repose, tout simplement.  

 

Installée devant son clavier, la petite silhouette de ma mère danse au rythme de ses mains habiles et douces qui fourmillent sur le piano. Je vois son visage qui s’incline avec douceur et respect en suivant le tempo d’une valse de Chopin ou d’un impromptu de Schubert, interprétant l’œuvre de tout son corps, emplissant toute la maison d’une atmosphère singulière, d’un autre temps. Feutrée, délicate, romantique, nostalgique, intellectuelle.

 

Demain nous serons lundi et ce sera l’école. Un pincement au cœur me rend mélancolique, tristement heureux. Je regarde par la fenêtre, et mon souffle vient déposer une tâche de buée sur la vitre froide.  

Peut-être connais-tu cette vidéo de cet homme qui s’est pris en photos tous les jours pendant six ans… Une expérience que je trouve terriblement fascinante, et une vidéo qui ne saurait être amputée de sa mélodie, composée par une jeune artiste du nom de Carly Commando.

 

The Kinks, c’est mes Beattles à moi ! J’aimerais bien faire un petit bond dans le passé pour venir remuer dans un concert des Kinks !!!

 

A l’origine j’adore cette chanson (et suis juste amoureux de la chanteuse…), mais j’adore encore plus sa version acoustique. D’ailleurs je sais plus ou moins la gratouiller à la guitare…. Moins bien, certes !

automne2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout est arrivé en quelques jours seulement. Lorsque je regarde par la fenêtre, j’observe l’automne qui s’est définitivement installé. L’authentique automne. Celui des livres, celui que l’on nous apprenait à l’école. Avec ses feuilles mortes, ses matins calmes où les rayons du soleil viennent lentement mourir sur la fraîcheur du mois de novembre.

Les arbres se sont subitement couverts de vermillon, d’orange et de jaune, donnant aux rues un éclat particulier, sublime, presque éblouissant. L’automne s’est abattu sur la nature qui lentement se prépare au grand sommeil de l’hiver. En attendant la neige du mois de décembre, dont on espère qu’elle sera abondante à Noël pour raviver nos souvenirs et nos délices d’enfance, l’automne nous offre, dans un lumineux silence, son dernier spectacle.

L’automne est comme une aquarelle sur laquelle est venue mourir une goutte d’eau, entraînant avec elle au pied des arbres, ses feuilles sans vie aux couleurs diluées.

    Suivre

    Get every new post delivered to your Inbox.