
Tout est arrivé en quelques jours seulement. Lorsque je regarde par la fenêtre, j’observe l’automne qui s’est définitivement installé. L’authentique automne. Celui des livres, celui que l’on nous apprenait à l’école. Avec ses feuilles mortes, ses matins calmes où les rayons du soleil viennent lentement mourir sur la fraîcheur du mois de novembre.
Les arbres se sont subitement couverts de vermillon, d’orange et de jaune, donnant aux rues un éclat particulier, sublime, presque éblouissant. L’automne s’est abattu sur la nature qui lentement se prépare au grand sommeil de l’hiver. En attendant la neige du mois de décembre, dont on espère qu’elle sera abondante à Noël pour raviver nos souvenirs et nos délices d’enfance, l’automne nous offre, dans un lumineux silence, son dernier spectacle.
L’automne est comme une aquarelle sur laquelle est venue mourir une goutte d’eau, entraînant avec elle au pied des arbres, ses feuilles sans vie aux couleurs diluées.

Laisser un commentaire
Flux de commentaires pour cet article